mardi 11 décembre 2007

Teotihuacan et Mexico

Voici enfin notre premier site « préhispanique ». Tout le monde était très excité en découvrant les deux grandes pyramides : celle du soleil et celle de la lune. Le site est immense. L’allée qui le traverse fait deux kilomètres. Les pyramides sont très hautes. Il est possible d’y monter et d’admirer le beau panorama.

Ces pyramides ne sont pas creuses contrairement à celles d’Egypte. Le but n’est pas de servir de tombeau mais de monter le plus haut possible vers le ciel pour célébrer les divinités du soleil, de la lune, de la pluie… Elles servaient aux cérémonies et sacrifices divers…

Nous nous lançons courageusement à l’assaut de Mexico. Le trajet jusqu’en ville se fait en bus. Il est hors de question d’y aller avec Bob. On compte une petite heure de bus, puis métro. La ville nous impressionne surtout par le monde qui s’y promène. C’est vraiment très dense. On visite un musée, on se promène un peu dans différents quartiers. C’est fatiguant, il faudrait enchainer les musées qui doivent être très intéressants, mais on manque un peu de courage.

Le retour est plus long, il y a beaucoup d’embouteillages. Finalement, on passe trois jours tranquilles avec nos nouveau amis, dans la petite ville de San Juan de Teotihuacan.

Teotihuacan et Mexico



dimanche 9 décembre 2007

Les monarques

A peine redescendus du volcan, nous voici repartis, plus haut encore, sur les traces du Monarque, ce beau papillon.

Nous sommes, en effet, dans la région où il vient hiberner et s’accoupler après 4500 kms de migration depuis le Canada.

C’est ici que ce trouve l’un des deux ou trois sites où tous les ans des milliers de papillons reviennent, toujours au même endroit, dans les mêmes arbres.

Mais le Monarque, ça se mérite ….Il nous a fallu grimper, grimper et grimper encore, à en faire chauffer Bob, jusqu’à 3500 mètres environs. On en a eut le souffle coupé et la marche haletante, c’est vraiment très haut !!!Nous avons dormi sur place et nous sommes réveillés frigorifiés, on avait 8 degrés à l’intérieur et la température est descendue jusqu’à -6 dehors (température relevée par un compagnon de camping suisse, c’est vous dire si l’info est fiable !!!)

Pour atteindre le coin de forêt où se trouvent les Monarques, nous avons à nouveau utilisé des chevaux, c’est tellement plus rapide et moins fatiguant (et plus rigolo !)

On progresse dans la forêt sans rien remarquer de spécial, et tout à coup, on voit de nombreux papillons qui volent autour de nous. Plus on approche et plus les papillons deviennent nombreux, le ciel en est plein. Sur le site, le spectacle est incroyable :des centaines de papillons volent de partout ce qui fait un bruissement, un son très doux et inédit. Sur les arbres ce sont d’énormes grappes de Monarques qui sont suspendues, il y en a des milliers. Certains sont morts et jonchent le sol, on marche dessus, d’autres se posent sur nous, il y en a partout. C’est magnifique et tellement inhabituel, on est hypnotisé…

Le retour à pied, sans cheval, est très difficile. A cette altitude, sans temps d’accoutumance, on est complètement essoufflé au moindre effort. On a les lèvres bleues et Marceau et Siméon sont au bord du malaise. D’ailleurs personne n’est très vaillant, la visite terminée on se hâte de redescendre dans la vallée.

Les Monarques

La prochaine épreuve est tout aussi éprouvante. Nous rejoignons Mexico !!Ca n’a l’air de rien mais vu l’état des routes et le peu de signalisation, c’est une étape digne du Paris Dakar que nous réalisons. Les routes sont remplies d’énormes trous, tout le monde slalome, passant d’une file à l’autre au grès des obstacles.

Autre difficulté, les panneaux de signalisation. Ils sont très rares, pas toujours fidèles à notre carte et les noms des bleds qui nous entourent sont hallucinants :jiquilpico, tepexpan, tepatlaxco, cahuacan, ixtlahuaca,tlalnepantla…on est sans cesse en train de vérifier le nom de notre direction, pour aussitôt l’oublier !!

En pleine campagne, on a le temps de s’arrêter, mais dans la banlieue de Mexico il faut se décider très vite et le stress n’aide pas. Nous avons vécu quelques heures de tension extrême. Conduire un camion de 9 mètres dans la banlieue d’une ville de 18 millions d’habitants, plutôt chauds au volant….c’est sport. Finalement, on s’en est bien sorti grâce au sang froid de Didier et à mon sens de l’orientation légendaire (euh…enfin…grâce au sens de l’orientation de Didier , plutôt…). Nous sommes finalement arrivés aux pyramides de Teotihuacan, aux alentours de 23 heures, tout étonnés d’être enfin arrivés et vraiment soulagés !!!

Dernière épreuve de la journée : la nuit. Nous nous garons sur la place de l’Eglise d’un petit village, on ne peut plus tranquille, entre deux camions visiblement remplis de personnes faisant un pèlerinage. Quoi de plus calme ?? On s’endort, sereins.

A 3 h 15 du matin : pétards!!(tiens, tiens , ça nous rappelle quelques chose …) Un quart d’heure après, les gros camions autour de nous démarrent et font chauffer le diesel pendant une heure !!! On est tout asphyxié. En regardant par la fenêtre, on s’aperçoit que le pèlerinage se met en route. C’est un pèlerinage qui se fait à bicyclette. Ils rejoignent l’église de Notre Dame de Guadalupe, dont la fête est mercredi. L’Eglise se trouve à Mexico, il vaut mieux rouler de nuit !!! Finalement ils partiront vers 4 heures 30 , précédés d’une ambulance, toutes sirènes allumées.

Si je vous dit qu’à 5 heures, un autre cortège est passé devant le camion, vous me croyez ???

mercredi 5 décembre 2007

Patzcuaro et le volcan Paricutin

Nous venons de passer quatre jours absolument extraordinaires et vraiment depaysants.

Ce week-end nous a mené à Patzcuaro, tout à fait différente de Morelia. C’est une ville indienne très vivante et colorée. Nous avons passé le premier jour au bord du « plus beau lac du Mexique » (dixit Le Routard), avec, au programme : ballade en bateau jusqu’à l’île de Janitzio, déjeuner typique et repos dans l’herbe. Le bateau tout d’abord : de grandes barques à moteurs, animées par les musiciens et les vendeurs de sucreries et de chips. Nous avons assisté à une « démonstration » de pêche traditionnelle avec filet-papillon. Tout cela est très touristique mais comme il n’y avait que des touristes mexicains, c’était très typique quand même !!

Sur l’île, c’est le Mont Saint Michel, sauce mexicaine. Des vendeurs de souvenirs partout, des petits stands de nourritures…

Et tout en haut, se dresse une statue dans laquelle on peut monter. La montée est très fatigante et l’arrivée vertigineuse et très peu sûre,… comme l’Amérique est loin…Mais tout ce manque d’organisation, cette absence presque totale d’interdit rend tout plus relax et sympathique. Nous avons assisté à une dance traditionnelle. Les danseurs sont déguisés et portent des sandales à semelles de bois. Ils dansent comme avec des claquettes. C’est très joli.

Au départ des bateaux, il y a quelques restos où des grands-mères cuisinent, aidées de leurs filles et petites filles…Nous avons goûtés de nouveaux plats tels que les « gorditas », petits pains ronds fourrés de fromage, poivrons panés, filets de poissons, petite friture de poissons…Nous nous sommes régalés et avons pris plaisir à bavarder avec ces femmes.

Le lendemain nous sommes allés nous promener dans la ville de Patzcuaro. Comme je l’ai dit plus haut, la ville est très animée. Il y a des marchés ou les gens vendent des tissus très colorés, des châles, des couvertures de laine très jolies, des objets en paille tressée, etc..et partout les petits bouis-bouis pour manger des tacos et autres spécialités…Il est très agréable de se promener ici. Il y a à voir, à sentir, à goûter et toujours quelqu’un pour bavarder. La ville est parsemée de petites places, et comme partout beaucoup d’églises. Nous avons continué nos découvertes culinaires , dans un vrai resto cette fois, Antonin s’est lancé dans l’épicé, et à pas mal tenu le choc…Bravo !!

Nous sommes arrivés dans la soirée à Angahuan, très petit village perdu au milieu des montagnes . Il faut le mériter, la route est longue et tortueuse. Sur le chemin, nous voyons des paysans qui fauchent maïs et sorgho à la main. Les femmes portent leur récoltes sur leur dos dans de grands châles. Les hommes ramassent du bois et le ramène à dos de cheval ou de mules..Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un bond dans le futur que nous avons fait là.

L’arrivée au village est époustouflante. On arrive sur la place de l’église :pleins d’enfants partout, toutes les femmes en jupes longues et colorées, de grandes nattes noires et un châle brodé sur les épaules. On s’est vraiment senti « étranger ». C’est très étrange, on n’osait à peine sortir du camping-car, tellement on n’avait l’impression d’être « ailleurs ».Pendant deux jours, nous n’avons pas arrêté d’être étonné. Nous nous sommes promenés un peu dans les ruelles en terre du village. Les maisons sont vraiment vétustes, beaucoup sont en chantier ou pas terminées. Les gens sont dans la rue. Les femmes brodent sur les pas des portent, les enfants, vraiment « cra-cras » pour certains jouent dans la poussière, tout le monde discute, rit…Et la musique partout. Les voitures roulent avec la musique à fond, sur les devant des magasins des grosses radios avec la musique à fond, c’est à qui fera le plus de bruit !!!Ajoutez à cela , toute la journée , des haut parleurs qui diffusent des voix d’hommes et de femmes récitants des sortes de litanies et vous aurez l’ambiance. Nous nous sommes renseignés, ces litanies sont en fait des infos locales, des offres commerciales…C’est très surprenant. Les habitants de ce village sont des indiens Perupecha, qui parlent un dialecte très éloigné de l’espagnol.

Nous avons passé la nuit sur la place du village et ce fut une nuit très étonnante aussi !!!Nous avons eu droit à un concert privé d’un groupe de jeunes avec guitare qui se sont installés juste à côté de Bob et ont chanté là une bonne partie de la nuit. On n’a pas bien compris si ils étaient là par hasard, ou s’ils sont venus spécialement pour nous…amicalement ou non.. ??

Peu avant 6 heures, nous sommes fait réveillé par des cloches, un genre de carillon, et …des fusées de feu d’artifice, juste à côté du camion…Au bout d’un moment nous avons vu arriver dans la nuit une procession de femmes avec des bougies et une statue de la vierge. Elles se dirigeaient vers l’église en chantant des chants à la Vierge de Guadalupe, patronne du Mexique .

Nous avons ensuite assisté au réveil du village, aux enfants allant à l’école. Tous le monde prend son petit déjeuner dans la rue.

Le but de notre visite ici était d’aller sur les coulées de lave du volcan Paricutín dont la dernière éruption à eut lieu en 1952 et a enseveli tout un village. En fait, seule une partie de l’église est visible, dépassant de la lave. Pour la promenade, nous avons loué des chevaux, et un habitant du village nous a accompagné. C’est très impressionnant et très beau. Le volcan est toujours en éveil, il fume un peu. La promenade à cheval a enchanté tout le monde, du plus petit au plus grand…ah ben non tiens, le plus grand, pourquoi il n’est pas monté sur un cheval… ???

Notre guide était charmant et nous expliqué pas mal de choses sur les mœurs bizarres de son village.

Cette visite nous a beaucoup « remués ». Ces gens, si simples qui vivent de peu, discutent, rient, prient…que nos vies sont éloignées les unes des autres…Comme nous nous trouvons ridicules à courir partout. Qui, chez nous, serait encore capable de se lever à 5 heures du matin , 5 degrés, pour aller en procession prier la Sainte Vierge ???

Ptzcuaro et paricutin

San Miguel de Allende, Morelia

Voilà deux villes coloniales bien différentes…

San Miguel de Allende, d’abord, est une ville dans des tons ocres rouges et jaunes avec de très jolies petites places, des petites courettes ombragées, des petits passages…et pleins d’Américains. Nous découvrons de plus en plus que le Mexique est le « Maroc » des Américains. Dans certaines villes, comme San Miguel cela se sent beaucoup. La ville est charmante mais le tourisme lui fait perdre un peu de son charme. Les américains possèdent de magnifiques villas sur les hauteurs de la ville.

Nous y sommes restés deux jours, nous y avons trouvé un chouette camping pour terminer nos évaluations du CNED, et remettre en forme la totalité de la troupe. Les enfants étaient contents, car, pour une fois, il y avaient des enfants. Nous rencontrons pas mal de Canadiens qui viennent se mettre au chaud pour l’hiver. Ils restent 4, 5 mois, dans leur camping car. Nous rencontrons aussi de plus en plus de famille, qui, comme nous, voyagent ou même vivent de façon itinérante pour plusieurs années. Les garçons se sont régalés de pouvoir jouer avec des petits francophones et même des filles !!!

Requinqués, nous sommes partis vers Morelia, grosse ville moderne. Le décor n’est plus du tout le même. Les grandes artères sont pleines de magasins modernes et les maisons sont en grès rose et gris. C’est beaucoup plus austère, bien moins touristique mais moins rigolo…Le soir, nous allons à une fête foraine très animée ou nous goûtons la canne à sucre coupée en petit tronçons qui a l’air d’être terriblement appréciée, vue le nombre de stands qui en vendent et l’affluence. Les mexicains la mangent avec de la sauce piquante, bien sûr. C’est très juteux et vraiment très sucré. Les cannes sont épluchées à la machette et débitées en rondelles par une armée de mexicains. On mâchouille les fibres, et quand il n’y a plus de jus, on crache…Au petit matin la place et les rues sont tapissées de fibres sèches. Chouette, non ? La prochaine fois, on goûtera les chips au piment, les fruits au piments, les petits poissons au piment…au secours !!! Les enfants ont eu droit à des tours de manèges antiques, on s’est bien amusé. Tout est très vieillot et désuet, mais l’ambiance est vraiment bon enfant et très agréable.

San Miguel Morelia

Nous suivons en direction de Patzcuaro et l’ile de Janitzio, puis le volcan Parikutin !

samedi 1 décembre 2007

Sous et dans Guanajuato

Apres avoir quitté León nous gagnons rapidement Guanajuato, première ville coloniale sur notre parcours. Nous devrions visiter une bonne dizaine de ces villes construites par les Espagnols et reflétant la munificence de cette époque où les richesses du Mexique étaient exploitées à fond.
Guanajuato, ville inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, nous a bien plu, malgré une arrivée qui nous a donné quelques sueurs. La ville, construite sur un site très montagneux, à l’emplacement même des mines d’or et d’argent qui ont fait la richesse de la ville, est d’un accès peu facile en voiture. Pour solutionner le problème de circulation, des tunnels et rues souterraines parcourent la ville. A l’insu de notre plein gré (on nous avait bien prévenus) nous nous sommes retrouvés à circuler avec notre paquebot dans ces galeries très étroites et basses. Nous avons bien pensé rester coincés sous terre, avons bien tourné en rond dans ce gruyère urbain, perdu un peu de calme et beaucoup de sueur. Au final nous avons réussi à nous extraire des galeries et des ruelles bien peu larges en nous faisant guider par un policier à moto.
La ville rassemble un nombre incroyable d’églises et autres monuments historiques, un dédale de ruelles et de places bien ombragées, avec un caractère très latin, quasi méditerranéen. Mais le plus incroyable reste la vue panoramique des maisons et quartiers tous bariolés qui se superposent à perte de vue sur les collines.
Malgré l’état de nos troupes encore assez incertain, nous réussissons à visiter à fond la ville et ses trésors. Avec Aimé et Ferréol nous visitons même le Musées des Momies, grande fierté, et attraction phare de la ville (les mexicains vouent un rite incroyable à la mort et sont fascinés par ses diverses évocations). La visite fut assez effrayante puisque le musée rassemble en fait des cadavres desséchés issus des catacombes d’une église de la ville où les corps se « momifient » naturellement. Ambiance macabre au possible.
Dans le même genre, les églises de la ville présentent des chemin de croix et autres représentations du Christ agonisant très réalistes, lugubres, avec le corps ou le visage en cire.

Guanajuato


Apres Guanajuato nous sommes établis dans un camping de San Miguel de Allende, un autre ville coloniale très touristique, ou nous resterons quelques jours le temps de se refaire une santé (et de finir les évaluations du CNED !).

mardi 27 novembre 2007

Téquila et Tourista !

Mercredi, cap sur Guadalajara. Nous arrivons dans une ville bruyante, sale et poussiéreuse…Nous tournons 3 quarts d'heure pour essayer de rejoindre le centre et nous garer…sans succès. Fatigué de tous ses efforts, Bob se met à hoqueter, caler, refuser de démarrer…le stress. Heureusement les mexicains possèdent des garages tous les 500 mètres, tant en campagne qu’en ville. Nous nous échouons chez l’un d’entre eux, essayant de nous caser sur le petit trottoir pour ne pas gêner la folle circulation de la ville. C’est là que les difficultées commencent : essayez d’expliquer à 3 mécanos mexicains vos problèmes mécaniques, avec un pauvre niveau d’espagnol comme le notre…c’est comique. Bref, avec des gestes et des bruitages, on y est arrivé et on a pu repartir 2 heures après .

Nuit dans un camping très agréable, et, échaudés, nous décidons de ne pas pousser plus loin la visite de cette ville qui possède sans doute des trésors cachés…

Sur la route pour León nous nous arrêtons pour visiter une fabrique de téquila dans une très belle hacienda. La visite est très intéressante. La téquila, alcool typique du Mexique, est fabriquée à partir d’une plante grasse, l’agave bleue. On n’utilise que le cœur que l’on cuit et écrase. Puis on laisse fermenter et on distille, deux fois, pour obtenir un alcool de 35 à 45 degrés. La téquila est ensuite mise en tonneaux . C’est vraiment très fort, on a pu (un peu) déguster.

C’est un peu avant notre arrivée à León que tout s’est dégradé. Siméon, atteint depuis deux jours par la célèbre turista a été rejoint par Ferréol, puis par Aimé et Marceau et par une fille, dont je tairais le nom, pour conserver son anonymat. Bref l’état des troupes n’est pas au mieux : de la fièvre aux alentours de 40 pendant 3, 4 jours, quelques vomissements et beaucoup de voyages , très très urgents aux toilettes…Je vous rappelle que nous n’avons qu’un WC pour sept….Notre petit Siméon, déjà gringalet, n’est plus que l’ombre de lui-même…

Nous avons rejoint Nadine, la sœur de Didier, à León. Grâce à ses connaissances , on a trouvé un médecin qui a diagnostiqué

une infection intestinale, par microbe…Toutes nos précautions (lavage des mains, ne rien manger dans la rue, peler les fruits et les légumes…) n’auront servi à rien.

Vu l’état du photographe, nous n’avons que peu de photos de León. Nous avons surtout été dans des parcs, un musée, en veillant à ne pas trop nous éloigner des « Baños », toilettes locales.

Nous avons été contents de revoir Nadine et de partager nos expériences respectives.



Tequila et Leon

jeudi 22 novembre 2007

La Paz et traversée de la mer de Cortez en Ferry

En rejoignant le sud de la Basse Californie nous arrivons dans une région bien plus développée que ce que nous avons connu jusqu’à présent. Les routes sont de meilleure qualité, il y a des supermarchés, des Mac Do (signe qui ne trompe pas !!), …Mais l’ambiance mexicaine est là quand même, la musique est partout, même au supermarché, à fond !!! La Paz est une ville plutôt touristique, mais il n’y a pas de grands complexes hôteliers donc les magnifiques plages ne sont pas dénaturées par des immeubles ou constructions, rien que des kilomètres de sable gris ou noir, quelques parasols, palmiers et l’eau transparente et incroyablement chaude !!

Nous avons fait la « cueillette aux coquillages » et découvert, étonnés, de nombreux poissons hérissons échoués sur les plages.

Ici, au Mexique tout est moins réglementé qu’aux Etats-Unis, on peut dormir ou on veut. On gare Bob SUR la plage et on dort là. C’est super. D’ailleurs les mexicains viennent en voiture jusqu’au bord de l’eau, avec toute la famille, le pique nique et la sono…Mais comme les plages sont immenses, personne ne se gêne. Nous ne payons presque plus de camping, on dort sur les plages, on assiste aux couchers de soleil et, grâce à Marceau, aux levers aussi !!!

A La Paz, touristiquement parlant, rien d’extraordinaire. Il y a un magnifique front de mer, le malecon, et nous découvrons un peu les commerces locaux. Il y a encore énormément de petites boutiques très spécialisées :des drogueries, des magasins de chapeaux, des bouchers, les merceries. Il y a aussi beaucoup de vendeurs dans la rue : le vendeur de bonbon avec sa clochette, le vendeur de boissons, de fruits, de tacos….

A propos des fruits et légumes, nous sommes un peu perdus. Il y a ici pleins de choses que nous ne connaissons pas, il va falloir essayer tout ça. Mais on y va mollo sur les nouveautés culinaires, nous sommes un peu échaudés par l’expérience d’Antonin !!!(qui semble maintenant tout à fait guéri !!)

Nous avons pris le Ferry mardi après-midi et avons effectué une agréable traversée de 6 heures de la mer de Cortès. Le plus difficile a été de franchir toutes les administrations pour être autorisés à partir : papier pour importation temporaire de véhicule, pesée et mesure de Bob, achats des billets…Nous manquons un peu de vocabulaire. Le clou de toute cette cérémonie, à la douane, Didier a du descendre du véhicule pour aller appuyer sur un bouton pour allumer une lumière verte, puis on a pu passer…on a pas bien compris mais on a tout bien fait et on a pu embarquer !!!

Nous avons profité de la traversée pour rattraper quelques retards scolaires. Un charmant couple de Mexicain est venu nous faire la causette. Nous avons pu pratiquer notre espagnol hésitant pendant 2 bonnes heures. Nous avons appris pas mal de choses sur la vie ici. C’était très sympa. Siméon a reçu un magnifique Sombrero (quel charmeur ce Sisi !!!) Même ici où les familles sont plutôt nombreuses nous avons du mal à passer inaperçu. Mais cela nous permet de faire beaucoup de rencontres. Cela nous aide à passer plus vite les contrôles militaires et sanitaires qui sont nombreux ici. Je pense que nous avons rencontré plus de personnes au Mexique en 10 jours qu’aux Etats-Unis en trois mois !!!

La Paz, Traversée en Ferry

Nous roulons vers Mazatlán et Guadalajara…A bientôt